Lundi 7 janvier 2008

Moby Dick est un film américain de John Huston, realisé en 1956. La version d’Huston est la troisième adaptation du roman d'Herman Melville. La première, muette, date de 1926 (Moby Dick de Millard Webb) et la seconde de 1930 (Moby Dick de Lloyd Bacon). Melville, qui fut marin, entama la rédaction du livre en 1850.

Noël 1848 à New Bedford en Nouvelle-Angleterre. Toutes voiles gonflées, le navire « Pequod » appareille pour la chasse à la baleine dans l’Atlantique. Les membres de l’équipage espèrent rentrer la cale pleine de graisse et d’huile de baleine. Mais c’est sans compter sans l’idée fixe du capitaine Achab ( Gregory Peck ) qui commande le navire. Cet homme sombre et taciturne se moque de la fortune et de la morale et ne songe qu’à se venger de Moby Dick, la baleine blanche, la reine des mers qui lui a arraché la jambe autrefois, lui brisant ainsi le corps et l’âme. Obsédé par son désir de vengeance, Achab fait tout pour pousser l’équipage à une chasse sanglante au géant blanc. Il promet un doublon d’or à celui qui verra le premier Moby Dick, clouant celle-ci au grand mât où les matelots le voient briller au soleil. Mais Achab ne défie pas seulement ses hommes, il provoque aussi les forces de la nature et Dieu lui-même qu’il tente d’égaler. Le voyage dure des semaines et se déroule plutôt mal entre la tempête et le calme plat, jusqu’à ce que Moby Dick se montre enfin. Arrive alors la dernière bataille . . .

John Huston songeait depuis plus de dix ans à adapter le célèbre roman d’Herman Melville au cinéma ; puis, au début des années 50, il fit la connaissance de Ray Bradbury, spécialiste de science-fiction et auteur de Fahrenheit 451. Il le pria d’adapter au cinéma l’histoire de ce duel entre Achab, un homme tourmenté et obsédé, et la baleine blanche élevée en symbole. Le tournage dura plus de trois ans devant les côtes d’Irlande et de Madère. Huston tenait à réaliser le plus grand nombre possible de prises de vues en extérieur pour augmenter le réalisme visuel du film. Trois maquettes de baleine de plus de 30 mètres de long, constituées d’une peau synthétique tendue sur un squelette en acier, furent réalisées pour donner un accent de vérité à la baleine blanche. Deux doublures furent perdues dans les eaux furieuses du pays de Galles, l’une coula et l’autre fut arrachée du câble qui la tirait. Celle-ci fit longtemps la joie des faits divers, les journaux rapportant qu’un fantôme de baleine errait dans l’Atlantique.

Au départ, Huston voulait engager son père ( Walter Huston ), mais il fut décidé d’engager Gregory Peck pour attirer le public et couvrir les frais de production qui s’élevaient à cinq millions de dollars. Pour certains, Gregory Peck en fait trop mais je trouve qu’il incarne à la perfection le mythique Achab. Une interprétation habitée.

Malgré des scènes d’action pleines de suspense en haute mer et malgré des couleurs sophistiquées et une adaptation pour le moins réussie du roman, Moby Dick n’attira pas les foules lors de sa sortie, ce qui ne l’empêcha pas par la suite de devenir un grand classique du cinéma.

A noter dans un rôle secondaire, Orson Welles qui incarne le père Mapple.

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Lundi 7 janvier 2008

Les Ensorcelés est un long métrage américan de 1953 réalisé par Vincente Minneli. Ce dernier a notamment mis en scène des classiques comme Un Américain A Paris ( 1951 ), Tous En Scène ( 1953 ) ou bien encore La Vie Passionnée De Vincent Van Gogh ( 1957 ).

Le producteur Harry Pebel convoque dans son bureau Georgia Lorrison ( Lana Turner ), une grande actrice, Fred Amiel, un jeune réalisateur, et James Lee Bartlow, un écrivain. Pebel attend un coup de téléphone de Jonathan Shields ( Kirk Douglas ), qui se trouve en Europe. Celui-ci a permis à ces trois personnes d'accéder au rang de star mais s'est parfois mal comporté avec elles. Aujourd'hui en difficulté, il leur demande de l'aider. C'est l'occasion pour chacun de se souvenir de son passé et de sa rencontre personnelle avec Jonathan Shields.

A la manière de Citizen Kane ( Orson Welles - 1941 ), Les Ensorcelés fonctionne à la manière de flash-back, ici au nombre de trois. Pour un amateur de cinéma, ce film est un véritable bijou, l'action se déroulant très souvent dans des studios de cinéma, permettant d'apercevoir les coulisses des tournages de l'époque. Le film est un véritable hommage aux artisans du 7ème art, des producteurs en passant par les metteurs en scène et par les acteurs. Les Ensorcelés obtenu également 6 oscars. Kirk Douglas est impressionant dans le rôle d'un producteur ambitieux, manipulateur mais également très talentueux.
Bref, un film de l'âge d'or d'Hollywood, n'hésisant pas à critiquer le système cinématographique de l'époque. Un excellent film sur les coulisses du cinéma.

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par Paulonga publié dans : 7ème Art
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Lundi 7 janvier 2008

Un excellent livre, que je recommande à toutes et à tous, que j’ai lu durant les vacances de Noël, il s’agit De Sang Froid, de Truman Capote.

En 1959 , deux jeunes hommes tuent une famille entière à Holcomb, Kansas, sans mobile apparent. Truman Capote, tombant par hasard sur l'article traitant brièvement de ce crime, prend soudain le parti de relater cette histoire avec la plus grande précision. Pour cela, il quitte New York et part s'installer quelque temps à Holcomb, afin de recueillir le maximum d'informations sur la façon dont s'est déroulé le crime. Il recueille donc le témoignage et l'avis de la population et des autorités locales, et surtout il rencontre et interroge les assassins eux-mêmes dans leur cellule. Le texte finit par dépeindre la psychologie de deux jeunes hommes sensibles, rongés par une multitude de démons intérieurs, et ayant basculé accidentellement dans le crime.

Outre le fait divers, décrit dans le moindre et plus infime détail, l'auteur s'attarde sur plusieurs choses. Tout d’abord les deux assassins, Perry Smith & Dick Hickock. Capote nous dévoilé leurs passés, mais aussi leurs envies et leurs désirs et les motivations les ayant amenés à ce carnage. De l’autre côté, l’auteur nous montre l’enquête mené par la police, dirigé par Alvin Dewey ; enquête qui piétine jusqu’à ce qu’un témoin dévoile ce qu’il sait.

Divisé en quatre parties, la première conte la vie de la famille Clutter, dirigé par le père, propriétaire terrien et fervent religieux, de sa femme et de ses deux enfants avant leurs assassinats. 

Puis on suit l'enquête mené par la police, ainsi que la condamnation des assassins après un court périple au Mexique.

D'abord publié en 1965 sous la forme d'un manuscrit dans les colonnes du quotidien américain New-Yorker, il est le résultat d'un long travail d'investigation mené par son auteur. Durant presque un an, Truman Capote a en effet suivi de très près l'enquête policière sur le massacre de la famille Clutter, allant jusqu'à lui-même interroger policiers et criminels impliqués. Accompagnant les criminels jusqu'à leur exécution, il devint particulièrement proche de l'un d'eux, Perry Smith, qui alla jusqu'à lui offrir ses livres et dessins personnels.

Le romancier américain Truman Capote, dont le livre De sang-froid a été adapté sur grand écran par Richard Brooks, est un monument de la littérature. Né en 1924 à la Nouvelle Orléans, il est tour à tour journaliste et scénariste mais s'avère plus à l'aise dans l'écriture de romans. Personnage mondain, alcoolique et avide de notoriété, Truman Capote a notamment signé Prières exaucées, livre sur l'univers de la jet-set, un recueil intitulé Les Chiens aboient ou encore un récit sur l'aliénation de la jeunesse, Other voices, other rooms. On lui doit également un roman plus léger, The Grass harp. De sang-froid marque un changement brutal pour l'américain, qui plonge ici dans l'univers très sombre de deux meurtriers. Il travaillera durant six ans à l'élaboration de cette oeuvre inspirée d'un tragique fait divers qui vit deux jeunes délinquants massacrer gratuitement une famille innocente. Truman capote est décédé en 1984. 

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Lundi 26 novembre 2007

La légende selon laquelle les derniers secrets spirituels de l'humanité seraient protégés par des maîtres érudits dans une vallée cachée de l'Himalaya se maintient depuis des siècles. Ces maîtres enseignent leurs connaissances à leurs disciples et ont une influence indirecte sur le destin des hommes. Le directoire secret, dont les membres sotn dotés de pouvoirs surnaturels, vit à Shangri-La ( aussi appelé Shamballa ). Le monde est-il secrètement mené par une main invisible ? Les hauts plateaux tibétains abritent-ils réellement une sorte de gouvernement mondial ? Les auteurs antiques font souvent référence à une "puissance supérieure" qui serait intervenue dans les événements historiques, généralement par des "manifestations célestes". Ainsi, par exemple, les fléaux lumineux d'une balance seraient apparus dans les nuages lorsque les Spartiates vainquirent les Athéniens à la bataille maritime de Coronée ( 394 avant J.C. ).

Centre spirituel

Dans les légendes asiatiques, Shangri-La est le centre spirituel de la Terre où se prépare le renouvellement spirituel de l'humanité. C'est de là que son nouvel idéal pacifique sera communiqué au monde au cours du XXIème siècle. Bouddha, Zarathoustra, Lao-Tseu et Jésus auraient passé leurs jeunes années chez les maîtres. Le Livre tibétain des Morts parle du directoire secret : "Sentinelles silencieuses, animés d'une pitié divine, ils contemplent le monde du haut de leurs remparts jusqu'à la fin du Kali Yuga _ l'ère obscure _ qui verra le jour de l'éveil naître pour toutes les nations".

Le comte de Saint-Germain

Le nom de Shangri-La, le "pays du sacré et de la paix", est également évoqué dans les textes sacrés de l'hindouisme ( les Purâna ) comme un lieu géographique réel. La théosophie d'Adyar elle-même, mère de toutes les communautés théosophiques ultérieures, considère Shangri-La comme le lieu de résidence des maîtres et le siège de leurs adeptes et disciples spirituels, tel le légendaire comte de Saint-Germain : à la fois alchimiste, philosophe, compositeur, virtuose du violon et rénovateur de loges secrètes, il aurait été accueilli dans les cours royales des XVIIème et XVIIIème siècles, et n'était censé posséder ni bulletin de naissance, ni certificat de décès. Toutefois, la réalité de son existence n'est pas avérée. Voltaire disait de lui que c'était "l'homme qui savait tout et ne meurt jamais". Des occultistes occidentaux ont placé Shangri-La dans les régions innaccessibles du désert de Gobi. D'arès l'enseignement de l'école Arcane ( fondée en 1923 à New York comme centre d'apprentissage des techniques de méditation ), Shangri-La est "le centre ou l'état de conscience divine". La fondatrice de la Société théosophique, Helana Petrowna Blavastky ( 1831-1891 ), considérée par ses disciples comme la représentante des maîtres secrets, aurait obtenu son savoir de maîtres de l'Himalaya, défunts et vivants.

En lien avec la science moderne

Mme Blavastky considère son "enseignement secret", sonmagnus opus paru en quatre volumes en 1888, comme une "synthèse entre la science, la religion et al philosophie". Des penseurs tels que l'astronome Camille Flammarion ( 1842-1925 ) ou l'inventeur Thomas Edison ( 1847-1931 ) se sont sentis interpellés par cet ouvrage. Le professeur W.D. McDavid ( né en 1929 ), biophysicien de l'université du Texas, a souligné lors d'un symposium en 1984 qu'il existait des "similitudes frappante entre l'enseignement secret et les résultats de la science moderne en ce qui concerne la création de l'univers et de la vie sur Terre".

L'expédition de Nikolai Roerich

En 1925, accompagné par un petit groupe de condisciples, le peintre, homme de science et pacifiste russe Nikolai Konstantinovitch Roerich ( 1874-1947 ) se lança dans la traversée de l'Himalaya. Il est à l'origine de ce qu'il est convenu d'appeler le PActe Roerich, un contrat de protection des biens culturels en cas de guerre, signé le 14 avril 1935 par vingt et un Etats membres de l'Union panaméricaine. Le groupe s'était fixé comme objectif la découverte de l'héritage culturel de l'Asie centrale, mais son espérance secrète était de trouver l'énigmatique Shangri-La. Dans son livre Shamballa, Roerich interprète un "grand objet lumineux apparu soudain dans le ciel" comme le "signe favorable d'une puissance protectrice". Nokolai Roerich a-t-il jamais atteint son pays merveilleux ? Il n'en a jamais parlé, mais l'une de ses plus belles toiles, intitulée Burning of Darkness, montre un groupe d'hommes vêtus de longues robes sortant de la faille d'une montagne de l'Himalaya par une nuit de pleine lune. Parmi eux se trouve un homme chauve et barbu, Roerich lui-même, sans aucun doute, qui semble faire partie de cette communauté secrète de moines.

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Vendredi 23 novembre 2007

Phase IV est le seul et unique long-métrage de Saul Bass ; dans le même genre il y a aussi Charles Laughton et sa Nuit Du Chasseur.

Saul Bass est plus connu pour son travail de graphiste et surtout pour ses génériques de films que pour son long-métrage. Parmi ses génériques les plus connus, on trouve L’Homme Au Bras D’Or & Autopsie D’Un Meurtre ( Otto Preminger ), mais également Sueurs Froides & La Mort Au Trousses ( Sir Alfred Hitchcock ) ainsi que Les Affranchis & Casino ( Martin Scorsese ). On lui doit aussi la conception du meurtre de Janet Leigh dans Psychose, la bataille dans Spartacus et les courses de Grand Prix.

Pour en revenir à Phase IV, voici un court synopsis : Dans une région désertique de l’Arizona, le professeur Hubbs ( Nigel Davenport ) se rend compte que l’équilibre écologique est en train de se rompre. Avec un autre scientifique, le docteur Lesko, il s'installe dans un laboratoire ultra moderne construit au milieu du désert. Ils recueillent une jeune fille, Kendra Eldridge, dont les parents ont été tués par les insectes, et subissent à leur tour, l'assaut du laboratoire par les fourmis.

Le film est considéré par certaines personnes comme une allégorie de la guerre du Vietnam, dans la description minutieuse d'un petit peuple combattant et triomphant par sa multitude d'une race bénéficiant de la technique la plus avancée. Bénéficiant d’un rythme relativement lent, il n’empêche que l’on est pris dans l’action, les fourmis étant filmés avec excellence et paraissent très « vivante » et surtout très intelligente

Je ne crois pas que le film soit édité en DVD, mais j’espère que ça ne saurait tarder. Pour ceux qui cherchent à le voir, je ne saurais vous conseiller de vous tourner sur le peer-to-peer.

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par Paulonga publié dans : 7ème Art
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Mardi 20 novembre 2007

Quand les principaux complices d'Hitler furent condamnés à mort au terme du procès de Nuremberg, en 1945-1946, on condamna aussi par contumance un SS de très haut rang, Martin Bormann. Mais nul ne sait ce qu'est devenu en 1945 ce général nommé en 1933, et secrétaire personnel du Führer depuis 1942.

Bormann fut l'un des témoins du mariage d'Hitler et d'Eva Braun, dans le bunker berlinois situé sous la chancellerie du Reich, le 29 avril. Le lendemain, ces derniers se suicidaient. On l'aperçut alors qu'il tentait de prendre les commandes d'un tank, pour fuir la capitale dévastée. Au moment où il allait atteindre le véhicule, un obus explosa. Selon le chauffeur d'Hitler, Erich Kempka, il y eut un éclair aveuglant qui lui fit perdre connaissance ; lorsqu'il reprit ses esprits, Bormann avait disparu. On pensa qu'il avait été tué par l'explosion, mais d'autres versions de l'événement circulèrent. Certaines personnes affirmèent qu'on l'avait fait volontairement disparaître et qu'il avait été aidé par l'organisation ODESSA, créée par des sympathisants nazis pour aider d'anciens membres de la SS à échapper aux alliés. Puis on crut le voir à maintes reprises en Amérique du Sud : au Brésil, en Argentine et au Chili. En 1959, une tombe supposée être la sienne fut ouverte près d'Asuncion, au Paraguay. Elle contenait les restes d'un Paraguayen répondant au nom d'Hormoncilla. En 1967, la police guatémaltèque arrêta un homme dont le signalement correspondait à celui du nazi. Il s'agissait en fait d'un vieux charpentier qui s'appelait Martinez.

En 1971, de nouvelles révélations furent faites par Reinhard Gehlen, le chef du département Union Soviétique au sein des services secrets allemands, qui travailla pour la CIA après la guerre. Il affirmait que Bormann avait été un agent soviétique : il s'était échappé en 1945 et avait travaillé pendant plusieurs années comme conseiller aux affaires allemandes en URSS. Peu d'historiens admettent aujourd'hui ce récit, probablement inventé pour promouvoir les mémoires de Gehlen. La thèse défendue en 1995 par l'écrivain Christopher Creighton est tout aussi incroyable. Il soutient en effet qu'on fit sortir clandestinement Bormann du bunker berlinois, sur l'ordre de Winston Churchill en personne, et qu'on l'emmena en Grande-Bretagne, où il subit une intervention de chirurgie esthétique. Les Britanniques voulaient savoir où était caché l'or nazi, et ils installèrent Bormann dans un village situé aux limites des comtés du Berkshire et du Hampshire, où il mourut en 1989. L'ancien général nazi serait enterré dans une tombe anonyme du cimetière local.

En fait, il semble beaucoup plus probable que le SS soit mort le 1er mai 1945, aux abords de la station de métro Lehrt, lors du bombardement de Berlin. Après la reddition sans conditions de l'Allemagne, le 7 mai, les Soviétiques trouvèrent des cadavres dans cette zone. Ils les firent inhumer dans trois fosses communes préparées dans un parc situé à proximité. Le corps de Bormann dut identifié par l'un des soldats chargés de creuser les tombes. On fouilla le parc en 1965 et on y trouva un nombre considérable d'ossements. En 1972, d'autres recherches près de la station Lehrt mirent au jour un crâne qui, selon des experts en médecine légale, était 'preque certainement" celui du nazi. Cettre preuve parut suffisante aux autorités de Bonn. Le gouvernement ouest-allemand confirma la mort de Boorman en avril 1973, et classa le dossier.

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Mardi 20 novembre 2007

En 1908, alors que le tsar règne encore sur une Russie en proie à l'agitation révolutionnaire, des troubles d'un tout autre genre frappent la Sibérie à quelque 800 km du lac Baïkal. Dans le lointain bassin de Tunguska, une explosion d'une puissance équivalente à celle dégagée par 30 millions de tonnes d'explosifs dévaste des forêts inaccessibles. L'événement se produit le 30 juin, peu après l'aube. Une boule de feu apparaît soudain dans le ciel, accompagnée d'un éclair et d'une déflagration terrifiants qui clouent sur place les villageois à 300 km à la ronde. Dans cette région, la population est clairsemée, mais certains habitants sont grièvement brûlés ou même projetés dans les airs par l'onde de choc. Les arbres sont consumés sur un rayon de quelque 64 km et des troupeaux de rennes calcinés gisent parmi les troncs déracinés. Bien qu'à l'époque on ait eu connaissance de ces faits, la région est si reculée qu'il faudra attendre des années avant que des scientifiques ne se rendent sur place.

Ce n'est qu'en 1927 que des chercheurs soviétiques arrivent sur le site. Ce qu'ils découvrent les laisse perplexes. En approchant du point d'impact, les enquêteurs s'attendent à trouver les traces d'une chute de météorite. Or, ce n'est pas le cas ... Quelle qu'ait été la cause du phénomène, elle demeure mystérieuse, comme s'il s'était agi d'une bombe. Etrangement, il n'y a pas de cratère. Au niveau de l'épicentre de l'explosion, les arbres ont été plutôt épargnés.

Tunguska a fasciné à la fois les scientifiques et les adeptes des phénomènes paranormaux. Selon certaines informations, le sol de la région touchée était hautement radioactif. En 1946, un auteur russe imagine dans un récit de science-fiction que la catastrophe a été provoquée par une explosion survenue à bord d'un vaisseau spatial à propulsion nucléaire au moment où il survolait la région. Cette supposition fantaisiste court toujours chez certains inconditionnels des ovnis, bien qu'aucun élément ne vienne l'étayer.

Dans les années 70, deux physiciens britanniques, A.A. Jackson et M. P. Ryan, avancent l'hypothèse qu'un minitrou noir, pas plus gros qu'un atome, aurait pénétré dans l'atmosphère. Après avoir heurté la Terre à Tunguska, il aurait traversé le globe puis il serait ressorti de l'autre côté, dans l'océan Atlantique. On a également évoqué des "météorites d'antimatière", venues d'au-delà de la Voie Lactée.

Cependant, la thèse la plus souvent retenue est celle de l'explosion d'une comète. Celle-ci, parce que son noyau est essentiellement constitué de glace et de poussières, ne laisserait aucun fragment météoritique. Toutefois, deux éléments infirment cette théorie : d'une part, l'arrivée des comètes est généralement connue à l'avance, annoncée par les astronomes, et rien ne laisse supposer, d'autre part, que leur explosion modifie le niveau de radioactivité. 

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Le débat autour du phénomène de Tunguska reste donc ouvert.

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Mardi 20 novembre 2007

Jusque dans les années 1950, on ne connssait les esséniens que par quelques passages de la Guerre des Juifs contre les Romains et des Antiquités judaïques de l'historien juif Flavius Josèphe ( v. 37-97 ) ainsi que par deux notices de Philon d'Alexandrie ( v. 20 av. J.C. - 45 apr. J.C. ).

Ils étaient présentés comme une communauté fraternelle unie, qui pratiquait au désert une vie monastique austère. La secte était très fermée : on n'y était admis qu'après un long temps de probation suivi d'une décision d'un conseil de douze membres, assisté de trois prêtres, seuls représentants authentiques du sacerdoce lévitique.

Les manuscrits de la mer Morte

En 1947, un Bédouin trouva dans une grotte de la falaise de Qumran, près de la rive nord-ouest de la mer Morte, huit jarres contenant des rouleaux manuscrits. Les recherches qui suivirent permirent la découverte dans dix grottes des environs de nombreux manuscrits. De 1951 à 1958, on dégagea les bâtiments voisins d'un important monastère. Au total, avaient été mis au jour 600 manuscrits, dont 11 seulement sont à peu près complets. Leur remise en état et leur déchiffrement ne sont pas encore terminés. Tous, loin de là, ne concernent pas la secte. La plupart d'entre eux sont des exemplaires des livres de la Bible, y compris de nombreux apocryphes apocalyptiques ou eschatologiques, en grand honneur dans l'Eglise chrétienne primitive. Les écrits proprement esséniens comportent des Commentaires ( Pesharim ) destinés à donner une interprétation des textes bibliques correspondants aux circonstances. L'un des plus typiques est le Commentaire d'Habacuc, où l'on voit le "maître de justice" aux prises avec le "prêtre impie", conflit qui devait avoir une issue fatale. Plus étrange est le Règlement de la guerre des fils de la lumière contre les fils des ténèbres, dont on ne peut dire s'il s'agit d'un conflit armé ou d'un combat spirituel, l'un et l'autre probablement, les esséniens étant des moines armés et entraînés. Autre écrit retrouvé, les Hymnes de Qumran imitent les Psaumes bibliques. Ils auraient été composés par le "maître de justice", chef et réformateur de la secte, qui est probablement aussi l'auteur du Manuel de discipline. Découvert dès 1897 dans une synagogue du Vieux Caire, l'Ecrit de Damas est une autre règle, postérieure, rédigée lors de l'exil à Damas.

Une communauté mieux connue

La secte des esséniens ( de l'hébreu, hassidim, "pieux" ) fut, semble-t-il, fondée vers le milieu du IIème siècle avant J.C., en réaction contre l'autorité des grands prêtres asmonéens, du temps des Maccabées. Rompant avec la religion officielle corrompue, les esséniens se retirèrent dans la solitude des rives de la mer Morte, afin d'étudier et de pratiquer pleinement la Loi. La secte, qui jouissait d'un grand prestige auprès des Juifs pieux, constituait un milieu clos d'initiés, dont les dirigeants s'intitulaient "fils de Sadok", du nom du grand prêtre dont se recommandaient les saducéens.Les esséniens, qui avaient rompu avec ces derniers, en raison de leur opportunisme, prétendaient représenter seuls l'authentique sacerdoce lévitique. Ils condamnaient également l'hypocrisie des pharisiens. Stricts observateurs de la Loi de Moïse, se proclamant "justes" et "saints", ces sectaires étaient persuadés de connaître l'"ordre des temps", la plan de la divine Providence, mis en échec par les hommes, mais qui devait nécessairement triomphe à la "fin des temps". On assisterait alors à l'événement du règne définitif de Dieu sur terre. Cette fin était imminente, il fallait s'y préparer, en vivant comme des anges, dans l'attente de la venue du Seigneur. Sur ce point, l'attitude essénienne était fondamentalement dualiste : Dieu " a disposé pour l'homme de deux Esprits ... ce sont les Esprits de vérité et de perversion". En chaque génération, une partie des hommes suivait l'Ange des ténèbres, l'autre le Prince de lumière. La lutte restait longtemps indécise, mais les fils de lumière devaient finir par l'emporter. Au début de l'ère chrétienne, la secte comptait 4000membres. Elle était présidée par le mehagger , au-dessus duquel se tenait le Conseil des Douze, lui-même dirigé par le " maître de justice", le "père des hommes de la grâce", chargé par Dieu de révéler aux seuls élus ses "mystères merveilleux et véridiques". Après sa mort violente _ il fut exécuté en 63 avant J.C. _,le personnage fut idéalisé et "l'avénement du maître de justice" fut attendu. Un violent conflit avait en effet éclaté entre le sacerdoce officiel et les esséniens. Les sectaires se réfugièrent à Damas. Ils revinrent à Qumran après l'occupation de la Palestine par les Romains et s'y maintinrent jusqu'à la destruction définitive de leur monastère par les soldats romains, au cours de la révolte juive de 66-70 après J.C. S'il existe une incontestable parenté, au niveau des coutumes et des moeurs, entre les communautés esséniene et chrétienne, l'esprit qui les anime est tout autre. Il semble toutefois probable que des esséniens se convertirent au christianisme après la disparition de la secte.

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Lundi 19 novembre 2007

"Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France toute entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle" : voilà ce que dit de Gaulle à l'Hôtel de Ville de Paris, le 25 août.

Le débarquement allié en Normandie a réussi et, au début de juillet, Américains et Britanniques sont à Bayeux, puis à Caen. Le nord du Cotentin est conquis, puis le sud. Installés en Normandie, les Alliés peuvent envisager une percée à travers le Bassin parisien. Le 1er août, la 2ème division en France se distingue à Avranches, à Alençon, puis au Mans, appuyée par l'action des maquis. Le 17 août, les forces de Leclerc et celles de Patton atteignent Dreux, Orléans et Chartres. Ils prennent alors contact avec les F.F.I. de la capitale.

Paris se soulève

Depuis l'annonce du débarquement, le peuple de Paris frémit. Le 14 juillet 1944, la fête patriotique prend une ampleur qui inquiète les autorités allemandes. Pendant un mois, une agitation discrète règne dans les rues. Le 10 août, les cheminots entament une grève. Le 15, les employés du métro et les policiers cessent le travail. Des résistants sortent leurs armes. 35 d'entre eux sont abattus au bois de Boulogne, 7 autres devant le siège de la Gestapo. Le 18 août, conformément aux contacts pris avec Leclerc, le colonel des F.F.I. Rol-Tanguy appelle au soulèvement général. La C.G.T. clandestine lance un mot d'ordre de grève générale. Le 19, la révolte tardive mai efficace des policiers parisiens permet la prise de contrôle de la Préfecture de police. Les combats font rage dans les rues et l'occupant est la cible des tireurs embusqués. Des barricades se dressent. Le 20, l'Hôtel de Ville est libéré. Le général Dietrich von Choltiz, commandant la place de Paris, reçoit directement de Hitler l'ordre de détruire les centres stratégiques et les monuments parisiens. Il s'y refuse heureusement. Pourtant, les combats continuent. Les prisonniers du camp de Drancy sont libérés.

"Leclerc arrive !"

La progression de Leclerc et Patton rend Eisenhower indécis. Il craint qu'une marche précipitée des armées vers Paris soit une opération coûteuse et risquée. Mais de Gaulle met en avant l'insurrection commencée dans la capitale. Eisenhower cède après 48 heures et, le 22 août, Leclerc et Patton reçoivent l'ordre de marcher sur Paris. Durant près de 48 heures, les hommes de Leclerc se battent en banlieue. Athis-Mons, Palaiseau, Toussus-le-Noble voient les Allemands retranchés tenter de résister. Le 24 août à 9 heures du soir, les premiers blindés de la 2ème D.B. entrent dans la capitale par la porte d'Italie. Leclerc se hâte vers l'Hôtel de Ville. Le peuple de Paris est dans les rues, les cloches sonnent à toute volée. Retranché à l'hôtel Meurice, von Choltiz, conseillé par l'ambassadeur de Suède, a décidé de se rendre. Mais les soldats allemands livrés à eux-mêmes et des miliciens français continuent à se battre.

Paris est libre

Le 25, des combats extrêmement violents embrasent la capitale. Des milliers de civils et de militaires sont blessés. Les Allemands tiennent encore le Sénat, la rue de Rivoli et la gare Montparnasse, mais ils sont rapidement submergés. A 15 heures, Leclerc arrive à l'Hôtel Meurice et signe avec von Choltiz l'acte de reddition. De Gaulle, qui attendait à Rambouillet, arrive à Paris une heure plus tard et reçoit le document des mains de Leclerc. Dans la rue, malgré la persistance de tirs sporadiques, l'allégresse est à son comble. Tous veulent embrasser les libérateurs, français, anglais ou américains. Les hommes de Leclerc doivent intervenir pour éviter le lynchage de soldats allemands qui se rendent ou de voisins soupçonnés d'avoir entretenu une correspondance suivie avec la Gestapo. La général de Gaulle rejoint l'Hôtel de Ville et prononce son discours sur "Paris libéré" où il oublie quelque peu les Alliés. A ceux qui lui demandent de proclamer la république, il répond que "la République n'a jamais cessé d'exister" : il réinstalle le gouvernement dans la capitale de 31 août.

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Lundi 19 novembre 2007

Les radicaux s'irritent de l'appui de leurs alliés de droite à l'Italie fasciste, de leur politique économique,de leurs calomnies depuis l'affaire Stavisky. Aussi, malgré des hésitations, ils participent à la grande manifestation du 14 juillet 1935, qui fonde le Front populaire.

Ce ralliement est facilité par la modération des communistes, ralliés à la défense nationale quand Laval se rapproche de l'U.R.S.S. et opposés aux nationalisations voulues par les socialistes S.F.I.O. Il ne s'agit pas de changer la société mais de s'opposer au fascisme, au-dedans et au-dehors, en défendant la République. L'alliance s'étend à des groupes situés entre les trois partis, aux chrétiens de la Jeune République, à la Ligue des droits de l'homme, la C.G.T. et la C.G.T.U., des associations come la Ligue des médecins contre la guerre ou l'Association pour l'émancipation de la Corse, ce qui montre ses racines dans la société civile.

Les élections

La campagne, parfois violente, se fait bloc contre bloc. A Limoges, des Croix-de-Feu sont tués, et leurs chefs proposent un désarmement des services de l'ordre. A Paris, des militants d'Action française envoient à l'hôpital Léon Blum, leader de la S.F.I.O. Le 26 avril, la gauche est majoritaire. Le 5 mai, au second tour, de bons reports de voix amplifient le mouvement. La surprise ne vient pas de la victoire de la gauche, que l'on prévoyait, mais de la répartition des voix qu'elle a reçues : les communistes passent de 11 à 72 élus, les radicaux de 157 à 106, la S.F.I.O. de 132 à 149. Premier parti de gauche en voix en 1932, la S.F.I.O. l'est également en sièges. Aussi, c'est le socialiste Léon Blum qui devient président du Conseil, alors qu'on attendait un radical.

Tout est possible

Quand le gouvernement est investi, le 6 juin, la France est dans une situation semi-révolutionnaire : 2 millions de grévistes occupent les entreprises. Selon Marceau Pivert, leader de l'aile gauche de la S.F.I.O., "tout est possible". Au départ, il s'agissait d'empêcher le licenciement de grévistes du Premier-Mai, et le déménagement de machines des usines de guerre promises à la nationalisation. Puis le mouvement a fait tâche d'huile, même là où le syndicalisme était jusqu'alors inconnu. L'occupation des entreprises, défi à la propirété patronale, va avec un grand respect de cette propriété, au point que, dans des grands magasins, on dort par terre, entre les lits exposés. Elle a surtout des allures de fête, sous le signe de l'accordéon. Simone Weil, qui a travaillé en usine, écrit : " Cette grève en elle-même est une joie. Une joie pure (...) Joie de parcourir librement ces ateliersoù on était rivé sur sa machine... Joie d'entendre, au lieu du fracas impitoyable des machines, de la musique, des chants et des rires... Joie de passer devant les chefs la tête haute". Mais le mouvement, par son ampleur, effraie. Le parti communiste freine, dit qu'il "faut savoir terminer une grève". Le patronat s'en remet à Blum, d'où des mesures qui vont plus loin que le programme du Front populaire.

Conquêtes et échec

Réunis à Matignon, chez le président du Conseil, patronat et C.G.T. s'accordent, le lendemain de l'investiture de Blum, sur des hausses de salaires, des libertés syndicales, le principe de contrats collectifs. Les 11 et 12 juin, le Parlement vote la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés pour les salariés. Les ligues sont dissoutes, l'obligation scolaire passe à 14 ans, l'Etat obtient un certain contrôle sur la Banque de France, un office régularise les cours du blé au bénéfice des paysans. S'y ajoutent des mesures symboliques, qui définissent une atmosphère et des espoirs : responsabilités ministérielles confiées à des femmes, sous-secrétariat aux loisirs, volonté d'ouvrir les musées aux foules, esquisse de maisons de la culture.

Pourtant, cet élan se brise vite. Calomnies, déficit financier, polémique sur la non-intervention dans la guerre d'Espagne ont raison du gouvernement, que le Sénat renverse en juin 1937. Le radical Camille Chautemps tombe lui aussi, puis Blum, une seconde fois. Dès 1938, les radicaux gouvernent à nouveaux avec la droite, et reviennent sur les 40 heures. Il reste du Front populaire une légende, rose pour la gauche qui en mythifie l'action, noire pour la droite qui y voit la source de tous les maux du pays, y compris l'impréparation militaire de 1940, alors même que c'est lui qui, à côté de ses mesures sociales, a relancé une politique d'armement négligée par ses prédécesseurs.

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par Paulonga publié dans : Histoire
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